Mon binôme Christophe me propose un lac de barrage que je ne connais pas encore. Ce dernier fait environ 70 hectares, et est perché à 800 mètres d’altitude, dans ma région du Sud- Ouest. Nous comptons profiter de cet endroit enchanteur…

 

 

<<Le printemps est arrivé, la nature nous invite à aller voir si les mémères se sont réveillées, et s’alimentent. Ou vais-je pouvoir aller pêcher ?>>

 

Mon binôme Christophe me propose un lac de barrage que je ne connais pas encore. Ce dernier fait environ 70 hectares, et est perché à 800 mètres d’altitude, dans ma région du Sud- Ouest. Nous comptons profiter de cet endroit enchanteur…

 

<< Top secret : pour ce lieu ! >>.

 

Par respect pour les locaux, Je n’aime pas donner des précisions sur les lieux où je pêche. Je pars du mardi au dimanche, Christophe quant à lui, me rejoindra le jeudi. Le GPS me sera très utile pour effectuer un trajet assez compliqué. J’arrive sur cet endroit émerveillé par ce site sauvage… loin de tout.

 

Quel site superbe !

 

Pas de bruit, pas de véhicule, pas de train, pas d’avion… ça change du quotidien. Je trouve un super poste XXL en queue du lac, qui sera parfaitement adapté pour deux pêcheurs.

 

La queue du lac

 

Un poste de rêve

 

Par où commencer ?

 

 Je profite de cette belle journée ensoleillée pour faire quelques photos. Aucun carpiste en vue. J’écoute le chant des oiseaux. ça me fait un drôle d’effet d’être au bord de l’eau dans un lieu où il n’y a aucun carpiste en vue, d’ailleurs il n’y a personne ! Je commence par installer mon campement et gonfler le zodiac.

 

Le campement

 

 Maintenant, J’observe la surface de l’eau assis sur mon level. Un vent léger venant du barrage m’empêche de détecter la présence des carpes. Je prends mon bateau pour aller passer l’échosondeur… Je découvre des hauts fonds, des zones dures de galets, quelques herbiers, des endroits vaseux. Comme souvent, le choix est vaste en lac de barrage. Le niveau moyen de l’eau, varie de 3 mètres à 12 mètres. Il ne va pas falloir que je me trompe, et pour cette première nuit, j’envisage de pêcher dans 4 mètres d’eau.

 

Vue du zodiac.

 

Mes appâts …

 

<<Comme il n’y a pas de poissons-chats, je vais utiliser des bouillettes denses Fun Fishing  parfum Monster Crabe et un amorçage à base de bouillettes (Moule/ crabe), accompagnées de tigers, de pellets (4 mm), et de chènevis. Des sacs solubles remplis de stick-mix accompagneront mes 4 montages.>>

 

La pêche commence, sur ce lac de barrage …

 

Le coucher de soleil avec le froid qui s’installe.

 

Une première nuit sans surprise

 

Il fait froid !

 

Ah oui !!!! il a vraiment fait froid ! Je me fais chauffer un petit déjeuner bien salutaire.

 

L’ échosondage …

 

 Après la toilette du carpiste, je passe l’échosondeur sur toute ma zone de pêche. J’y place des repères sur des spots qui me paraissent intéressants, on verra bien ? J’y ai vu quelques fouilles… Comme hier, le vent se lève et m’oblige à attendre que ce soit plus calme pour amorcer, et retendre mes lignes.

 

<<J’en profite pour vous écrire mon article, en vous faisant vivre ma passion>>

 

 La journée s’écoule tranquillement, dans le bien-être, en appréciant ces moments. Cela n’a vraiment pas de prix ! Dans la soirée le ciel est encore étoilé, annonçant probablement une matinée encore bien fraîche. Je m’endors avec des rêves de beaux poissons.

 

L’arrivée des carpes

 

 Vers 2 heures du matin, plusieurs bips me réveillent. C’est la canne la plus à gauche, placée à 10 mètres du bord, dans 5 mètres d’eau qui s’agite. <<Je ferre et bingo !>>, plusieurs coups de tête me répondent. Après un combat d’une dizaine de minutes, j’épuise une jolie miroir en forme de boule.

 

La bouboule

 

Quel plaisir de pouvoir concrétiser sur une eau que je ne connais pas. À 6 h 50, nouveau départ sur la deuxième canne (toujours dans la même profondeur). Je pense avoir trouvé le passage, ou la zone d’alimentation. Par contre, le combat est plus violent. Elle fait plier mes nouvelles cannes Fox Horizon X4. J’apprécie beaucoup leur action progressive lors du combat. Je mets à l’épuisette une commune beaucoup plus volumineuse. De belles photos sont en perspective et immortaliseront ma pêche. Le gel du matin, les cannes gelées, l’eau froide, il faut vraiment être motivé !

 

Le froid du matin

 

 

Mais quand on aime, on ne compte pas !

 

 

J’ai les doigts gelés, je vais les réchauffer un peu, avec mon chauffage…

 

Placement des montages

 

Christophe vient d’arriver. Désormais, nous allons pouvoir pêcher ensemble en partageant les touches, les bonnes grillades, ainsi que nos idées. C’est aussi ça la pêche à la carpe ! Nous décidons d’étaler nos montages un peu partout. On ne peut pas gêner d’éventuels carpistes car, en face c’est la forêt et il n’y a aucun accès. Les montages sont en pleine eau, au bord, dans une petite baie.

 

Christophe, mon binôme est là !

 

Nous n’aurons aucun bip de la journée, ni de la nuit d’ailleurs ! Les carpes ne sont pas là ? Il va falloir faire preuve de patience. Les lacs de barrages sont parfois compliqués. Nous abordons nos deux dernières journées toujours très motivés.

Nous effectuons un petit amorçage dans la soirée à base de tigers, de chènevis, de pellets, et de bouillettes.

Vers 22 heures quelques sauts nous rassurent…

 

Les carpes sont revenues…

 

Nous enregistrons 5 départs pendant la nuit et un autre le matin. De jolis poissons avec une belle écaillure et un poids appréciable. Le dernier jour, 3 carpes viendront troubler le silence de la nuit.

 

Christophe nous présente une belle commune…

 

La matinée est toujours aussi froide que les précédentes. Mais, le soleil prend vite le dessus et réchauffe tranquillement l’atmosphère, la température devient enfin agréable…

 

Un peu de soleil, que ça fait du bien…

 

<<Bilan de cette pêche en lac de barrage>>

 

Un lac de barrage est assez compliqué durant la période (mars-avril). La différence de température entre le jour et la nuit est un facteur critique. Le vent venant du barrage, le lent déplacement des carpes d’une zone à une autre, sont des facteurs à prendre en compte et qu’il faut savoir anticiper. Les carpes sont là, puis plus rien… ces phases peuvent parfois durer de 24 à 48 heures, puis c’est le retour… elles s’alimentent en petite quantité, puis repartent. D’ailleurs, une session de 4 à 6 jours est préconisée pour espérer faire une belle pêche et se retrouver à un moment ou à un autre dans la bonne phase !

 

Encore une commune pour Christophe

 

Après, il n’est pas forcément nécessaire d’effectuer un gros amorçage. Pour ma part, un demi-seau par spot est amplement suffisant. Malgré la météo, nous avons réussi avec notre approche, et une session avec de beaux fishs dans un laps de temps assez court (lors de leur passage). Un site magnifique où la nature reste la maîtresse des lieux. Nous en avons vraiment pris pleins les yeux. D’ailleurs, nous renouvellerons cette expérience, à une période de l’année où il fera plus chaud…

 

ALAIN ROUCH DIT LE CLOWN