La carpe a une perception des arômes totalement différente de la nôtre. En tant qu’être humain nous ne pouvons détecter une odeur que lorsqu’elle est sous forme gazeuse ou de micro particules dans l’air. Nous sommes dans l’impossibilité de déceler un arôme dans l’eau !

 

La perception des arômes

 

 

Lorsque vous sortez un poisson de son élément, il ne dégage aucune odeur. Ce n’est qu’après quelques instants que vous êtes capables de reconnaître cette dernière. Le mucus du poisson a partiellement séché et devient perceptible dans l’air. Il nous est difficile de juger de la qualité et de l’efficacité d’un arôme destiné à la pêche car nous n’avons pas les mêmes organes sensoriels que la carpe. Souvent le carpiste porte son choix sur un arôme en fonction de la puissance olfactive. Cette puissance est seulement le signe qu’il possède une bonne diffusion dans l’air grâce à un solvant très volatil. Ce dernier n’est pas obligatoirement adapté à une diffusion dans l’eau. Il faut être prudent dans nos choix et ne pas toujours se fier à notre nez.

 

 

La carpe à un sens olfacto gustatif très développé. Elle est capable de sentir et de goûter en même temps. La diffusion dans l’eau se fait de deux manières : par une solubilité totale ou une solubilité partielle. Le premier type de diffusion correspond à des solvants tels que l’alcool, le propylène glycol ou tout simplement l’eau. Le deuxième correspond à une diffusion particulaire ayant comme support des bases huileuses. Avant d’aller plus loin dans les utilisations de l’une ou l’autre forme de diffusion, il faut revenir à la fonction première de l’arôme. Il doit guider le poisson vers votre esche ou votre amorçage.

En fonction du mode de pêche et du lieu de pêche, vous devez faire le choix d’un type de diffusion pour obtenir une efficacité maximale…

 

Alain Gauthier