Cela fait un peu plus de dix ans que je pratique la pêche de la carpe en batterie, que j’arpente différents cours d’eau de notre si beau pays. Et au cours de chacune de mes sorties, je faisais toujours ce même rêve, non pas de pêcher le plus gros poisson, ni d’être couvert de marque en tout genre, mais celui de pouvoir partager un jour cette passion avec ma propre chair.

 

 

« Le bonheur le plus doux c’est celui qu’on partage ».

 

Cette citation n’est pas la mienne, mais celle d’un certain Jacques Delille, et je la trouve parfaitement adaptée à la situation et notamment aux quelques lignes qui vont suivrent

 

 

Cela fait un peu plus de dix ans que je pratique la pêche de la carpe en batterie, que j’arpente différents cours d’eau de notre si beau pays. Et au cours de chacune de mes sorties, je faisais toujours ce même rêve, non pas de pêcher le plus gros poisson, ni d’être couvert de marque en tout genre, mais celui de pouvoir partager un jour cette passion avec ma propre chair. Ce dernier est devenu réalité un certain 22 avril de l’année 2015, avec l’arrivée d’un beau petit blondinet aux yeux bleus prénommé Lenny.

Aujourd’hui, il est âgé de 4 ans (et demi), << eh oui ! >> le demi est apparemment très important à en croire ses dires (rires). Nous approchons des vacances de la Toussaint, et son souhait était d’attraper sa première carpe, mais pas de n’importe quelle façon, avec son propre matériel ! Aussitôt, nous nous sommes rendus rendu au magasin le plus proche, afin de pouvoir y acquérir sa première batterie…

 Le voici désormais en possession de sa première canne 6 pieds équipée d’un moulinet flambant neuf, mais également d’un pique et de son indispensable détecteur de touche.

 

 

Fier comme un paon, il me dit :

 

« papa c’est une canne pour prendre des grosses carpes »

 

En souriant, je lui réponds :

« tu sais Lenny ce n’est pas le matériel qui te fera prendre des poissons, mais la passion et l’énergie que tu dépenseras pour les pêcher. Et peu importe leurs poids ou leurs tailles ! Le plus important c’est de prendre du plaisir dans ce que tu fais. »

 Nous voilà maintenant fin prêt à parcourir différents secteurs de pêche… certains étangs, voire même quelques fleuves. Nous essayons différentes techniques pour défier la vigilance des carpes, comme le stalking par exemple, une pêche dynamique qui lui a vraiment plu, d’ailleurs il a fait sa première carpe au pain. Mais ce qu’il souhaitait par-dessus tout c’était de pouvoir pêcher la carpe de nuit, alors nous avons dû convaincre sa maman qui n’était vraiment pas rassurée par cette idée.

 Chose faite, nous sommes prêts à passer notre première nuit au bord du Rhône, proche de chez nous, en espérant faire quelques touches. On peut dire que ce fut un choix assez judicieux car, sa canne à peine posée s’emballe déjà, tout excité il l’a saisie avec ses deux mains et ferre comme s’il avait fait ça depuis toujours. Mais malheureusement ce n’était pas le poisson escompté, mais un chevesne.

 Il ne perdit pas espoir pour autant, bien au contraire ! Le montage de nouveau esché reparti aussi vite au fond de l’eau, épousant une belle cassure qui se trouvait devant nous.

 Alors que nous étions en train de manger, son détecteur se remet à hurler. Cette fois, le combat n’est pas le même ! Avec beaucoup de difficultés et un peu d’aide <<je dois bien l’admettre,>> nous réussissons à glisser ce poisson tellement attendu dans l’épuisette.

 À cet instant, J’ai pu voir mon fils fier de lui et heureux d’avoir attrapé cette magnifique sauvageonne du Rhône. S’en est suivi une courte séance photo, afin qu’elle puisse retourner rapidement dans son élément.

 

Félicitations Lenny !

 

La nuit passe calmement, et au petit matin encore tout excité d’avoir capturé son premier poisson de rivière. Nous partageons notre petit déjeuner dans une ambiance des plus animée (rires), pour ensuite plier le matériel et pouvoir aller raconter tous ses exploits à sa maman.

 

Conclusion :

 

Le matériel rangé dans la voiture… Avant de repartir nous nous sommes assis l’un à côté de l’autre, face à nos spots de pêche. Plongés dans nos pensées, Lenny était certainement entrain de se remémorer sa jolie miroir pêchée la veille. Et de mon côté, je me suis mis à repenser au rêve incessant que je faisais avant d’être père, et j’étais très heureux qu’il se soit réalisé car,

désormais il est devenu une réalité…

 

 

Aurélien et Lenny Bertazzo.