Voilà bien un mot du vocabulaire halieutique qui a le don de chatouiller l’égo de certain carpiste. D’ailleurs, force est de constater que ce terme aussi vieux que la discipline a tout de même énormément évolué dans sa perception.

 

Voilà bien un mot du vocabulaire halieutique qui a le don de chatouiller l’égo de certain carpiste. D’ailleurs, force est de constater que ce terme aussi vieux que la discipline a tout de même énormément évolué dans sa perception. Il faut se rendre à l’évidence, dans un milieu en quête permanente de « web reconnaissance », où l’image a souvent pris le pas sur l’authenticité, le capot assène un sacré coup de canif dans « la toile virtuelle ».
L’expert, vitrine de sa discipline et dont les moindres périclitassions donnent le ton aux fidèles de Saint-Pierre, se refuse à assumer ses jours de vache maigre, afin de ne pas entacher son image de virtuose. Le pratiquant régulier qui se revendique haut et fort « bon pêcheur », qui scrute régulièrement l’actualité des « pêcheurs médiatiques » sur les réseaux ne peut se permettre à son tour d’avouer un quelconque échec. Tout ceci pour arriver jusqu‘au pauvre novice qui cultive l’art de la frustration dès son entrée dans la discipline en voyant ses pairs jouer des partitions sans fausse note, alors que lui balbutie ses Gammes. Pour le coup c’est toute la chaine qui s’en trouve vérolée…

 

<<le capot n’existe pas !>>

 

An end in itself ,? NO !!!

 

 Restons humains et humbles, il fait tout simplement partie de notre loisir et heureusement ! Les causes de cet échec peuvent être multiples, en passant par les caprices de dame nature qui va offrir une manne providentielle à nos cyprins par l’éclosion de chironome ou l’opulence d’alevins, ou une météo plutôt capricieuse avec un baromètre qui a décidé de vous compliquer la tâche ;

 

sans oublier ses erreurs de choix tactique tels que :

le choix de poste,

une mauvaise lecture du spot,

un mauvais choix d’appât,

sur-amorçage.

 

 

 

Toutes ces causes peuvent finir un jour ou l’autre par vous jouer de mauvais tours, mais ne remettent aucunement la compétence du pêcheur en question ni son image, il s’agit simplement d’une étape (importante) dans la vie d’un carpiste.

 

 

 Lorsque vous avez pratiqué une pêche réfléchie, accompagnée d’une bonne logique, en ayant essayé divers spots, divers appâts, etc… et en n’ayant jamais rien lâché jusqu’au dernier moment … il n’y a vraiment pas à en rougir.

 

 

Celui-ci ne doit pas non plus vous faire oublier les merveilleux moments passés entre amis, ces somptueux couchers de soleil et pour coller à l’actualité…

 

Simplement ces purs moments de liberté.

 

 

 Le but de ce laïus est clairement une prise de conscience collective sans rentrer dans le militantisme, mais le capot qui était a posteriori souvent sujet à une franche rigolade, ou un chambrage en règle, est devenu une maladie honteuse, un fait de pêche que l’on cache, souvent synonyme de mauvais pêcheur, alors qu’en réalité ce n’est qu’une étape de l’acquisition de l’expérience qui renforce notre détermination et notre passion.

 

 

 Ce message s’adresse aux plus jeunes … mais pas que … 

 

<<sachons garder les pieds sur terre et acceptons parfois d’écailler le vernis de notre image que l’on voudrait toujours triomphante…>>

 

et la touche qui suit une bredouille, voire une longue période de bredouilles a le don de nous redonner un VRAI sourire (version XXL).

 

Damien