Me voilà de retour en Hongrie ! Cette année mon choix c’est porté sur un grand lac de barrage de 223 hectares, ce n’est pas la première fois pour moi là-bas, mais l’excitation est à son comble, plus la session se rapproche et plus mon cerveau bouillonne quant à la stratégie à adopter…

 

DEC 2020

 

Pêche au pays du paprika…. Hongrie

 

CARPE MAGAZINE ARTICLE N°61

 

Me voilà de retour en Hongrie ! En effet, ayant une femme hongroise, et des beaux-parents vivant sur place, je profite de nos vacances familiales pour m’accorder une session dans ce beau pays, où les possibilités pour un pêcheur sont multiples ! Cette année mon choix c’est porté sur un grand lac de barrage de 223 hectares, situé à trente petites minutes de leur lieu de résidence.

 

 

Ce n’est pas la première fois pour moi là-bas, mais l’excitation est à son comble, plus la session se rapproche et plus mon cerveau bouillonne quant à la stratégie à adopter…

 

“Et enfin … c’est le jour j !”

 

Me voici sur le poste aux alentours de 12 h, à ma grande surprise le lac que je connais très bien subit des travaux cette année, le lac a donc partiellement été vidangé, ce qui fait que les postes ne sont plus abrités avec des arbres et de la jolie verdure, mais de la roche … zéro ombre .

 

 

Quand on connaît les températures en été là-bas et pour une semaine ! je me suis dit qu’il allait falloir se débrouiller pour avoir de l’eau fraîche…

 

Petite astuce pour ça :

Prenez une chaussette du type chaussette de sport mouillée, et suspendez-la pour qu’elle soit exposée au vent, ce n’est pas un frigo… mais ça fait le taf.

 

Bref, ce détail passé je m’installe et commence ma pêche. Je pars donc sur le lac en essayant de trouver un spot qui se démarque car, le lac est en pente douce avec très peu de changement sur le fond .

 

Je finis par tomber sur un éboulis de gros rocher, bingo ! Ça sera là !

 

À mon humble avis, ce tas de cailloux au milieu de nulle part ne peut qu’intéresser le poisson.

 

 

La pêche ne se pratiquant qu’a deux cannes en Hongrie, j’en placerai une sur ce spot que je compte lourdement amorcer, et l’autre canne sera en périphérie.

 

Une chose que je pratique souvent car , comme moi , beaucoup ont remarqué que les gros sujets préfèrent généralement rester en retrait , loin de cette concurrence alimentaire. Technique qui m’a d’ailleurs déjà ramené quelques belles prises.

 

Je débute donc mon amorçage qui sera composé de tigers, bouillettes et farine pour les 48 premières heures histoire d’attirer un max de fishs, même le blanc sur mon amorçage est là pour le coup, c’est vraiment cette concurrence alimentaire que je veux faire jouer pour créer un maximum de curiosité sur mon spot, par la suite l’amorçage ne s’effectuera qu’à la noix tigrée et à la bille, de plus pour sélectionner le poisson, je ne pêcherais qu’avec du 26mm (minimum).

 

 

“Une fois cette stratégie mise en place, les poissons ne tarderont pas à arriver. D’ailleurs, j’enregistre mon tout premier départ dans la soirée, puis quelques autres pendant dans la nuit.”

 

 

Le lendemain ça s’emballe encore plus , je continue donc sur ma lancée avec un amorçage d’au moins 2.5 kg à chaque dépose ( sachant que j’ai fini avec un peu plus de 70 poissons sur la semaine, c’est vraiment peu de dire que j’ai Benné ).

 

 

Jusqu’ ici tout va bien…enfin presque ! la fin du troisième jour arrive, avec lui une jolie tempête, et pour couronner le tout : la seule batterie que j’avais pour le zod n’a plus de jus, donc dépose à la rame.

 

Ah oui, je ne vous avais pas encore dit :

 

Mon fameux spot de rocher que j’étais si content d’avoir trouvé… et ben il se situe à 200m de moi… et oui ! sinon ça ne serait pas marrant (rires)

 

Je vous avouerai qu’après 3 jours à prendre le soleil, ne pas beaucoup dormir, avoir très peu de boissons fraîches, la famille qui manque aussi dans ces cas-là et puis la pêche quasi impossible au vu de la météo, le moral n’était pas vraiment au top. Du coup, cette nuit-là, je me suis dit : “stop la pêche pour cette nuit, dort un bon coup pour mieux repartir demain”.

 

 

Après cette nuit qui me fut le plus grand bien, j’étais regonflé a bloc, et déterminer à ne surtout pas baisser les bras, j’ai donc remis ma pêche en place, comme depuis le début de cette session, et comme on dit souvent : tout travail mérite salaire…

Et je peux vous garantir que j’ai été lourdement récompensé car, les départs s’enchaînent, les doublés sont devenus fréquents, je me suis même vu être obligé de remettre une carpe à l’eau avant la fin de la séance photo car, ma deuxième canne partait.

 

 

Je déposais même mes cannes par deux pour éviter les allers-retours !

 

Une véritable frénésie alimentaire, comme j’en ai rarement connu auparavant … longue et intensive !

 

 

Bref, une semaine épuisante , mais qui m’aura rendu heureux comme un enfant à Noël ! Si je peux me permettre un conseil / ne lâchez JAMAIS rien , et persévérez car, il n’y a que ça de vrai ! Et si un jour vous avez l’occasion de pêcher ce merveilleux pays, n’hésitez pas.

 

Sebastien Nouy