Notre passion nous demande beaucoup de temps, mais malheureusement la vie ne nous en laisse pas forcément ! Certains impératifs font que quelques fois, elle doit passer au second, voire au troisième plan !

 

 

Pour pouvoir continuer de la vivre pleinement, il est important de savoir adapter son approche, mais également gérer le temps que nous y consacrerons ! En effet, quelques heures de pêche préalablement organisées peuvent amplement suffire à nous apporter la dose nécessaire à notre épanouissement halieutique, et parfois même…  nous récompenser avec de bien jolis résultats.

 

Préparé ou pas, c’est à vous de faire votre choix…

 

Ce choix vous appartient ! et il convient de le faire en fonction de vos capacités à entretenir un “coup”. Cette étape importante demande certes beaucoup de temps, mais également un véritable investissement tant financier que personnel ( déplacements, appâts ). D’ailleurs, une bonne connaissance des lieux sur lesquels on a jeté notre dévolu est fortement recommandée car, comme le dit si bien ce dicton :

<<poser un amorçage n’importe où, c’est comme …>>

 

“pisser dans un violon”

 

 Pour ma part le plus important passe par la localisation des poissons et des spots qu’ils visitent régulièrement. C’est donc pour toutes les raisons précédemment citées que je souhaite vous partager une de mes approches que j’avais eu l’occasion de mettre en place la saison dernière,

 

 

Basée sur quelques mois, voici les différentes étapes à suivre afin d’arriver aux résultats escomptés…

 

Localisation, préparation, action !

 

La pièce d’eau choisie est un barrage de première catégorie situé à une quinzaine de minutes de mon domicile, où seule une approche du bord, et de jour y est autorisée . Son cheptel est loin d’y être exceptionnel et chaque poisson se mérite ici !

 

 

J’attaque donc début février… j’ai choisi une zone d’une centaine de mètres environ, non loin du barrage que je vais gratter sans relâche en me décalant de quelques mètres à chacune de mes sorties, ceci afin de me permettre d’identifier précisément les spots en les sondant à la canne, mais aussi grâce aux résultats que j’obtiendrais au fur et à mesure de ces dernières !

 

 

 Côté matériel : une ou deux cannes sont amplement suffisantes pour aller pêcher les 4 ou 5 h dont je dispose généralement, voire beaucoup moins !

  Les premières semaines se sont soldées par un échec total ! Aucune touche, pas le moindre signe d’activité.. le moral en prend forcément un coup, mais l’envie de percer le mystère de la face cachée du miroir qui s’étale devant mes yeux est plus forte que tout !

 

A force d’obstination, les résultats finissent par se débloque avec les premiers poissons pris sur des pêches au spot. Deux zones sont repérées très précisément, et deux spots recevront une canne chacun, et

 

c’est bel et bien  sur ces dernières que je m’investirai !

 

Quelques dizaines de mètres les sépare l’une de l’autre, une distance qui me permettra de pouvoir les pêcher simultanément,  sans trop m’étaler… le substrat de l’une d’entre elles est composé d’une tache de sable au beau milieu de cailloux très acérés, et la seconde non loin du bord d’un petit haut-fond également sablonneux.

 

Le choix des armes !

 

 

 Maintenant que ma décision est prise concernant les spots, l’envie d’y tendre mes lignes et savoir ce qu’ils me réservent se fait sentir ! Je décide donc de mettre en place un amorçage d’accoutumance sur ces deux zones prometteuses que je compte exploiter les semaines à venir, et toujours en mode pêche éclair.

 

 Concernant les appâts mon choix se porte sur une seule sorte de bouillette hautement digeste, et très marquée par leur goût , la Robin Red Garlic ! Afin, d’envoyer un signal fort à ces dames je décide d’en mettre peu, mais régulièrement et surtout de bien marquer ma zone en enrobant systématiquement mon amorçage et mes esches de pêche avec du robin red liquide et en poudre…

 

 

Dans les premiers temps, les amorçages s’effectuent à un rythme de deux kilos tous les deux jours, soigneusement répartis sur les deux spots en question, avec l’objectif d’attaquer la pêche une dizaine de jours après le début de cette campagne d’accoutumance.

 

La plupart du temps, mes sorties ne s’effectuent qu’en fin d’après-midi, le matos est d’ailleurs préalablement monté dans la voiture, et de nombreux sticks sont également préparés à l’avance pour pouvoir gagner du temps de pêche ! chaque minute compte sur ce genre d’approche, et donc une préparation minutieuse est de rigueur !

 

La récolte

 

Les premiers jets se montrent encourageants, puisque je parviens à piquer un ou deux poissons lors de mes premières sorties …

 

Je multiplie les sorties de quelques heures ,et commence à accumuler les fishs ! Une régularité que je n’avais jamais réussie a obtenir en ces lieux auparavant, comme quoi le travail de fond reste souvent une des clés qui permet de mener à la réussite!

 

Un autre atout indéniable à prendre en compte, est le fait que les températures sont en train de monter en flèche, ouvrant par la même occasion … l’appétit des poissons !

 

Quand le temps joue en notre faveur..

 

Tous les voyants sont au vert, la météo et son radoucissement, les poissons qui ont bien assimilé mes amorçages réguliers…

 

Je continue le travail de sape, avec autant d’engouement,

 

Cela fait désormais un bon mois que je m’y tiens et les fishs me le rendent vraiment bien ! D’ailleurs, je réussis à capturer régulièrement plusieurs poissons, et parfois 3 heures de pêche sont amplement suffisantes !

 

 

C’est vraiment le top, sachant que mes sessions se raréfient avec le taf, et de pouvoir en découdre de la sorte me suffit largement à m’apporter la dose nécessaire à mon épanouissement en attendant des jours plus propice aux longues sessions !

 

 

Conseil : N’hésitez pas à varier vos esches, afin de trouver les bonnes combinaisons. Pour ma part j’ai eu de multiples occasions pour pouvoir mettre en comparaison des appâts boostés ou non, et les résultats à chacune de mes sorties ont été sans appel, et notamment en ce lieu !

 

Les appâts boostés ont très rapidement trouvé leur place sur mes cheveux, et la gamme de mon sponsor PRO LINE offre un large choix de produits réellement capable de remplir ce rôle !

 

La gamme est complète, donc c’est à vous de jouer !

 

Conclusion :

 

 En définitif, j’aurai passé à peu près quatre mois sur la zone, à raison d’une à deux sorties par semaine sur les spots ..on peut dire qu’il m’aura tout de même fallu quasiment un mois et demi pour trouver et mettre en place ma pêche, avec soit ! des résultats en dents de scie, mais une fois la bonne stratégie trouvée, les résultats se sont avérés être bien au-delà de toutes mes attentes, qui certes en ces lieux n’étaient pas non plus sur-évaluées,  ayant plus ou moins connaissance du cheptel existant…

 

 

<<Donc reprenons dans l’ordre toutes les étapes qui m’ont amené à ce résultat>>

 

 

La localisation des spots productifs par le biais de multiples déplacements, pêches au spot et sondages.

La mise en place d’un amorçage d’accoutumance avec des appâts très marqués.

La régularité, la patience, et la persévérance !

 

La suite c’est à vous de la construire en profitant de chaque instant que nous offre cette belle passion. Les longues sessions ne sont pas forcément indispensables et beaucoup trop de pêcheurs semblent l’avoir oublié et se privent !

 

Le fait d’utiliser un matériel réduit à son strict minimum à également son charme ! on pêche vite fait bien fait, et la joie que procure la capture d’un poisson, quel qu’il soit dans ces conditions vous procure un sentiment incontestablement jouissif !

 

 

 

“A bientôt pour un prochain article…”

 

Christophe Chapelier