Les conditions sont, une fois n’est pas coutume, optimales. Un redoux, un plan d’eau magnifique et relativement sauvage que je n’ai jamais abordé, et une session qui s’affiche sous le signe de la convivialité. Il ne manque plus que quelques écailles et ce sera carton plein.

 

DEC 2020

 

Pêche hivernale infernale

 

CARPE MAGAZINE ARTICLE N°60

 

L’introduction est hélas itérative cette année … après un énième confinement, suivi d’un couvre-feu, et sur fond de crise sanitaire, j’arrive enfin à m’octroyer deux petites nuits de pêche.

 

Les conditions sont, une fois n’est pas coutume, optimales. Un redoux, un plan d’eau magnifique et relativement sauvage que je n’ai jamais abordé, et une session qui s’affiche sous le signe de la convivialité. Il ne manque plus que quelques écailles et ce sera carton plein.

 

Après avoir avalé les kilomètres qui me séparent de ce nouveau Valhalla, c’est les yeux écarquillés que je découvre ce plan d’eau …ou plutôt ce labyrinthe d’îlots et de bandes de terres en tout genre. Des spots par dizaines, des bordures sauvages, des arbres dans l’eau … compliqué de faire un choix.

 

J’ai beau scruter l’eau, rien n’y fait, aucun signe d’activité, ce qui n’est pas vraiment choquant dans une eau à 5 degrés. Et pour ne pas arranger les choses la nuit approche à grands pas.

 

Le sondage est donc écourté, le choix du placement se fera au feeling et dans l’optique de construire la pêche sur deux jours. Une bordure d’île avec un petit plateau et une belle cassure. Il ne m’en fallait pas plus pour traquer les belles Autochtones.

 

Une canne sur le plateau en se disant que le redoux va les pousser à se remettre un peu en activité dans des eaux qui se réchauffent, et une canne au pied de la cassure qui parait, vu la configuration du plan d’eau, être un lieu de passage obligatoire.

 

Côté amorçage, rien de bien original : asticots, mais doux, pellets de divers diamètres, farine de pêche au coup Mivardi V1, et quelques Tigers Crushées. La base hivernale me direz-vous.

 

 

Côté esches, du grand classique également, faux maïs, pop-up de 10 mm et morceaux de Tigers.

 

 

 

Le but recherché étant de proposer de petits appâts à des poissons plus ou moins léthargiques et d’attirer ceux-ci par le biais de micros-particules et de matériaux solubles.

 

Cette approche me permet de me « tromper de spot », sans avoir un coup improductif jonché de bouillettes de 20mm non consommées et qui risque d’altérer le résultat de la session.

 

Les 10 premières heures seront d’un calme olympien, tout juste quelques plaquettes qui viendront tester les piles des détecteurs.

 

“A chaque touche, la même réponse : un stick de pellets sweatcorn et un rappel d’amorçage.

 

 

C’est au cœur de la nuit que les choses sérieuses s’enclenchent. Les premiers barbillons viennent tâter la fraîcheur du tapis de réception.

 

 

“C’est autour d’un bon café et devant un magnifique levé de soleil que l’on fait le bilan de cette 1ére nuit.”

 

Quelques jours aux températures clémentes n’auront pas suffi à encourager nos chers cyprins à se promener le long des bordures peu profondes, en revanche ils les auront remis en alimentation.

 

L’adage qui dit « qu’en hiver, il faut avoir la main légère » se trouve quelque peu débouté. Force est de constater que le poisson s’alimente…et régulièrement.

 

Changement de stratégie. Cette fois, les deux cannes sont disposées dans la cassure et les amorçages plus conséquents sans être gargantuesques. Les touches se voient alors pour ainsi dire régulières, sans tomber dans le rendement. Une pêche hivernale déboussolante et qui balaie beaucoup d’aprioris sur cette saison.

 

La session se terminera avec pléthore de touches, des poissons magnifiques et la validation d’enseignements sur cette saison si magique qu’est l’hiver.

 

 

“Un sacré bon moment de partage et de rigolade.”

 

Damien