Mon intérêt pour la pêche de la carpe a débuté il y a 5 ans environ, et il y a peu de temps mon loisir est devenu bien plus qu’une simple passion….

 

JANV 2021

 

Plus qu’une simple passion

 

CARPE MAGAZINE ARTICLE N°63

 

Mon intérêt pour la pêche de la carpe a débuté il y a 5 ans environ, et il y a peu de temps mon loisir est devenu bien plus qu’une simple passion….

 

Effectivement, mon mari possédant sa propre entreprise d’appâts artisanaux, j’ai désormais la chance et l’opportunité de pouvoir fabriquer mes propres appâts avant chacune de mes sessions.

 

 

Pour ma part, la pêche est un mode de vie où je peux analyser les comportements de nos cyprinidés à l’aide de caméras sous-marine, afin de pouvoir comprendre leurs attentes alimentaires et les montages que je dois déposer sur mes différents lieux de pêche.

 

Après avoir visionné les vidéos, j’ai pu constater que nos chères carpes sont pointilleuses en fonction du plan d’eau et de la saison de pêche. J‘ai pu apprendre, grâce à mes sessions, quelle esche je peux déposer sur mes différents spots de pêche; une bouillette seule, une pop-up, un wafter, un bonhomme de neige … ainsi que la couleur fluo, ou non, mais toujours sans oublier mon DIP à chaque sortie.

 

Cet été, une de mes sessions favorites, a été  :

“La dépose à la nage…”

 

 

En face de mon campement, sur une pêche de bordure, dans 80 cm d’eau, j’ai déposé  à la nage mon bas de ligne sur une tâche de gravier avec une pop-up fluo de couleur ( rappelant ma féminité ).

 

 

J‘ai ensuite recouvert délicatement mon montage avec du sable en essayant d’être la plus discrète possible pour ne pas effrayer les poissons. J‘ai déposé ensuite mes bouillettes fraîchement roulées, afin d’ avoir un amorçage conséquent.

 

Une fois terminée, me voilà repartie nageant vers la rive opposée, rejoignant mon campement pour allumer mes détecteurs.

 

Canne posée, écureuil tendu, ça pêche !

 

J’attends tranquillement en espérant que dame Carpe daigne venir sur mon amorçage.

 

Environ 20 minutes après la dépose de ma canne, un bruit strident comme je les aime se fait entendre… Je prends ma canne et me voilà partie pour le combat. Je la ramène, je vois le scion de mes 12 pieds se plier par à-coup à chaque coup de tête donnée. La pression monte, j’ai confiance en mes montages, mais la peur de la décroche est tout de même présente.

 

Après 10 minutes de combat, je vis cette magnifique carpe s’approcher de la rive avant de la faire rentrer dans le triangle magique. Je dégrafe mon épuisette et la transfère dans mon sac de pesé.

 

Suspendue à mon peson, mes palpitations s’accélèrent voyant l’aiguille dépassant les 20kg !

 

Un très bon souvenir qui restera longtemps gravé dans ma mémoire puisqu’il me permet de battre mon record en carpe miroir. Une pêche comme je les aime, incroyable, dans un cadre idyllique, au milieu de nulle part…

 

Sabine