L’année 2020 est et restera vraiment une année à part. Sur fond de crise sanitaire et avec une météo toujours dans l’excès, la pêche aura vraiment été un défi permanent.

 

 

Un début de saison très prometteur grâce a un hiver peu rigoureux , s’en est suivi une privation totale durant le confinement, puis l’opulence de la « libération » et enfin une canicule qui a mis à rude épreuve le métabolisme de nos amis cyprins . 

 

 Le mois de septembre n’échappe pas à la règle avec Un baromètre très haut et qui le reste, des niveaux d’eau très bas et des températures qui dépassent les 30 degrés. Voilà bien de quoi réfréner la motivation de beaucoup.

 

 Le challenge de prendre quelques poissons dans ces conditions reste en revanche alléchant pour d’autres. Avec un réel enjeu écologique, visant à ne pas dérégler encore plus l’équilibre d’un biotope déjà bien fragilisé. Il faut proscrire les amorçages massifs risquant de ne pas être consommés en totalité et rapidement mais également réduire au strict minimum la manipulation de nos captives pour minimiser les risques de mal repartir.

 

C’est dans ces conditions que j’ai réalisé un petit 48h sur une gravière Haut Marnaise. À mon arrivée, force est de constater que ce n’est pas une rumeur, le niveau de l’eau est vraiment historiquement très bas : plus d’un mètre de déficit en dessous des pontons. L’eau ressemble vraiment à une soupe tiède et verdâtre et certains spots de bordure que j’affectionne sont squattés par des lézards qui se dorent la pilule au soleil.

 

 

 Oublié les préceptes affirmant qu’en sortie d’été le poisson commence son stock de protéines, etc… Pour l’heure c’est encore le plein été, quoi qu’en dise le calendrier. Après un sondage rapide, la décision est prise d’exploiter les quelques différences de niveau étant donné que les spots de bordures sont à sec et que la texture des fonds est uniforme. Au petit jeu des pêches avec de fortes chaleurs, une espèce est bonne joueuse :

 

<< nos amis les amours blancs. >>

 

 

Ayant pris l’option skinuts boostée dans le liquide B17 sur un micro-tapis de graines et de pellets ananas fondus, j’enregistre rapidement la visite des « grands blancs ». Bonne nouvelle d’un côté car, la tant crainte bredouille est évitée, mais d’un autre côté dans beaucoup de cas si les amours sont là c’est qu’ils profitent de l’absence ou du manque d’alimentation de ces dames.

 

 

Sous un soleil de plomb, la prospection pour séduire une carpe léthargique pouvait commencer. 3 cannes en quête , 3 pêches aux antipodes et 3 fortunes diverses . après 24h de pêche, vraiment peu d’ intérêt pour les appâts hyperprotéinés et comme attendu , un réel engouement pour les appâts « gadgets » disposés sur une assiette de matière soluble et de micro-graines .

 

 

La persévérance sera récompensée sur les dernières 24h avec l’entrée en piste de poissons plus massifs et des touches plus régulières sur le même type d’appât et a toutes heures de la journée et ce malgré un mercure à plus de 30 degrés.

 

 

 <<Un bilan plus que positif pour cette session très éprouvante qui vient s’inscrire dans la lignée des pêches 2020 ou dame nature aura été pleine de générosité pour les audacieux.>>

 

 

Damien Claude