Nous sommes au mois d’avril et de belles journées sont prévues par la météo. Ça donne envie de pêcher ! J’appelle donc un ami originaire des landes ( Michel ), pour lui proposer une session dans le Gers.

 

 Après une longue discussion, nous choisissons un lac de 80 hectares, pas très loin de chez lui.

La pêche de nuit est autorisée, mais par contre le bateau et bateau-amorceur y sont strictement interdits.

 

(Attention à la garderie très présente !)

 

ARRIVÉE AU LAC

 

Nous sommes partis le samedi matin de bonne heure pour profiter de cette belle journée ensoleillée. Sur ce lac il y a trois zones de pêche autorisées la nuit :

 

• La première, une grande ligne droite du côté gauche du lac, mais nous constatons qu’il y a des campements tout le long.

 

<< On dirait biwy-land ! >>

 

• La deuxième zone, c’est le camping.

 

• Et finalement, une troisième zone, côté droit du lac d’environ 300 à 400 mètres de long.

 

La pêche collé les uns aux autres ne nous emballe pas vraiment… nous choisissons donc le côté droit du lac.

 

Surprise ! à notre arrivée, l’absence de pêcheurs de ce coté, nous fait pousser un OUF de soulagement !!!

 

LE CHOIX DU POSTE

 

Comme ça sera une session de partage, le poste sera commun. La même approche, les mêmes bouillettes, le même amorçage. Comme il y a des arbres en bordure, il va falloir calculer pour placer les rod-pods et les épuisettes. Nous plaçons une canne chacun sur les 4 rod-pods. Les touches seront partagées, nous ferons donc chacun notre tour, et quel que soit la canne…

 

 

<< on appelle ça, du partage ! >>

 

INSTALLATION

 

LE CAMPEMENT

 Nous commençons par monter nos campements pour la semaine. Pour cela, pas mal d’intendance ( provisions, eau, appâts divers, matériel, etc…) Nous avons aussi une tente pour la douche et des toilettes chimiques. Pour les provisions nous faisons travailler les commerces locaux. Après un très bon repas amené par Michel ( spécialité landaise ), la pêche va débuter…

 

LA SESSION PEUT COMMENCER

 

Notre amorçage est composé de farines, de pellets, de chènevis et de bouillettes. Nous utilisons des bouillettes de nos marques respectives ( Natural baits ) pour Michel, et ( Funfishing ) pour moi.

Le parfum choisi est carné, nous utilisons des spombs et des cobras pour amorcer.

 

LE MATOS

 

Une petite astuce personnelle pour le cobra ( pour éviter les tendinites ) : je le tiens avec les deux mains. L’effort étant réparti sur les deux cotés on réduit les risques, et à mon goût, Je trouve également que c’est plus précis ainsi. Nous plaçons nos montages à des distances allant de 50 mètres, jusqu’à 100 mètres du bord, des deux côtés.

Attention ! les poissons-chats sont très actifs et nombreux, ici. Sans protection, au bout de 2 heures il n’y a plus rien. Pour être sûr de bien pêcher, surtout la nuit, il faut utiliser des bodyguards.

 

LES CARPES SONT LÀ …

Àprès 3 heures de pêche, un départ surgit sur la canne de Michel. Le poisson est combatif, et se déplace vers nos cannes de gauche. Heureusement que nous avons pensé à placer des coules bannières et disposer plusieurs épuisettes de chaque côté des arbres. Notre première carpe miroir est dans le filet !

 

MICHEL

 

Après la pesée, une séance photo et la remise à l’eau. Dans la soirée une autre carpe miroir. Cette fois, c’est à mon tour de profiter de ce moment privilégié…

 

 La nuit sera calme, sans le moindre BIP, on a bien dormi…

 

Superbe lever de soleil

 

Notre deuxième journée commence par un superbe lever de soleil. Les canards sont autours de nos campements. A force de voir des carpistes, ils sont devenus familiers. D’ailleurs une canne vient même se coucher dans ma tente. Elle a trouvé la solution pour échapper aux mâles trop pressants ( rires ).

 

La canne dans la tente

 

Nous avons tout juste le temps de savourer notre petit déjeuner que le premier départ nous fait sursauter… encore une miroir. Toute la journée les départs s’enchaînent, d’ailleurs toutes les journées qui vont suivre, ça sera la même chose.

 

Enfin, une commune !

 

 

BILAN DE NOTRE SESSION

 

Les départs partagés n’ont pas été nécessaires car, se sont les carpes qui ont décidé, et tout c’est passé comme prévu. Notre amorçage, nos bouillettes de marques différentes ont également très bien fonctionné. Nous avons eu des départs qu’en journée, de 7 heures du matin jusqu’à 23 heures. En fait, avec la pêche autorisée la nuit, les carpes ont changé de comportement. D’ailleurs, nous avions déjà remarqué ce phénomène sur d’autres plans d’eau : La pêche était interdite la nuit et bien sûr, c’est là où il y a les départs. Nous avons comptabilisé 54 carpes, dont la majorité était des miroirs d’un poids respectable, et trois malencontreuses décroches.

Nous pêchions une zone où il n’ y avait pas beaucoup d’eau au bord (un mètre seulement), et pas plus de 1,80 mètre à 100 mètres. La pêche de bordure, malgré nos essais n’a pas été top. Les carpes étaient mordeuses suivant leur passage… tantôt à gauche et tantôt à droite…

 

<< Bonne lecture à tout le monde, et peut-être à bientôt au bord de l’eau >>

 

ALAIN ROUCH dit LE CLOWN